Consultant bilan de compétences indépendant : sous-traiter pour un CBC ou créer le sien ?

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    Un pépin de moins ?

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    Consultant bilan de compétences indépendant : sous-traiter pour un CBC ou créer son centre
    ✍️ Par Assistance Sans Pépins vues

    Consultant bilan de compétences indépendant, tu as deux options. Voilà ce que chacune te demande vraiment. D’un côté, tu fais tes bilans pour un centre qui te les confie. De l’autre, tu ouvres ton propre centre et tu portes tout. Le choix ne se fait pas seulement sur le prix du bilan : il se fait surtout sur l’administratif que tu acceptes de tenir.

    Je connais bien ce sujet, mais depuis l’autre côté de la table. Dans mon organisme de formation, j’ai sous-traité des bilans à des consultants indépendants. Du coup, je sais ce que le centre attend de toi, et ce qu’il garde pour lui.

    Deux statuts, deux métiers

    En sous-traitance, tu fais le bilan. Le centre, lui, fait tout le reste : il trouve le bénéficiaire, il signe avec le financeur, il encaisse et il répond de la qualité. Toi, tu factures ta prestation au centre, et c’est tout.

    En créant ton centre, tu deviens un organisme de formation à part entière. Concrètement, tu vends, tu contractualises, tu factures le bénéficiaire ou son financeur, tu archives et tu rends des comptes. Autrement dit, tu ajoutes un deuxième métier au premier.

    Une image pour fixer les idées : sous-traiter, c’est louer l’appart. Créer ton centre, c’est acheter la maison, toiture comprise. Les deux se défendent. En revanche, la toiture, personne ne la répare à ta place.

    En sous-traitance, ce que le centre te demande quand même

    Beaucoup de consultants pensent qu’en sous-traitance, ils n’ont aucune démarche à faire. Pourtant, ce n’est pas le cas dès que le bilan est financé par le CPF.

    Un numéro de déclaration d’activité

    Pour intervenir en sous-traitance sur un bilan financé par le CPF, tu dois avoir ton propre numéro de déclaration d’activité (NDA). C’est une règle de Mon Compte Formation sur la sous-traitance, pas un caprice du centre. Et qui dit NDA dit bilan pédagogique et financier (BPF) à déposer chaque année, même si ton seul client est le centre. Si tu n’as pas encore ton numéro, j’explique la démarche dans mon guide pour obtenir son NDA.

    Qualiopi, ou pas

    En principe, le sous-traitant d’un bilan financé par le CPF doit aussi être certifié Qualiopi. Il existe cependant une exception : si tu es micro-entrepreneur et que ton chiffre d’affaires annuel reste sous 77 700 € HT, tu en es dispensé. Au-delà, il te faut la certification, même en sous-traitance.

    Les autres conditions

    • être à jour de tes obligations légales, sociales et fiscales ;
    • justifier de compétences adaptées au bilan que tu réalises ;
    • ne pas sous-traiter toi-même ta prestation à quelqu’un d’autre ;
    • signer un contrat qui précise tes missions, tes moyens, la durée, la période et le montant.

    De son côté, le centre ne peut pas tout sous-traiter : il est plafonné à 80 % de son chiffre d’affaires réalisé sur Mon Compte Formation. Résultat, il choisit ses sous-traitants avec soin, et il te demandera tes justificatifs avant de te confier un bénéficiaire. Quand j’étais de ce côté-là, c’était la première chose que je vérifiais.

    Créer ton centre de bilan : la liste complète

    Si tu ouvres ton propre centre, tu gardes tout le prix du bilan. En échange, tu portes toutes les obligations d’un organisme de formation.

    • Le NDA, avant ta première facture.
    • La certification Qualiopi, obligatoire pour être financé par le CPF, un OPCO ou France Travail. Je détaille son coût et son déroulé dans l’article sur la certification Qualiopi.
    • Le référencement sur EDOF, l’espace des organismes de Mon Compte Formation, pour vendre tes bilans en CPF.
    • Le BPF chaque année, avec tes heures et tes produits.
    • Le cadre légal du bilan : trois phases (préliminaire, investigation, conclusions), 24 heures maximum par bilan, le consentement du bénéficiaire, et une synthèse qui lui appartient.
    • La confidentialité : la synthèse ne se transmet à personne sans l’accord du bénéficiaire, et tu es tenu au secret professionnel.

    Ajoute à ça les devis, les conventions, les émargements, les relances et l’archivage. En clair, tu ne fais plus seulement des bilans : tu fais tourner un organisme. Si tu veux voir à quoi ressemble ce quotidien, je l’ai décortiqué dans organiser son organisme de formation sans se noyer.

    Ce que le CPF 2026 change pour un consultant bilan de compétences indépendant

    La loi de finances 2026 a failli sortir le bilan de compétences du CPF. Finalement, il y est resté, mais avec trois nouvelles règles, détaillées sur le portail des organismes de Mon Compte Formation.

    • Un plafond de 1 600 € par bilan. Au-delà, c’est le bénéficiaire qui paie la différence.
    • Un bilan financé tous les cinq ans au maximum. Le bénéficiaire ne doit pas avoir eu de bilan financé dans les cinq années précédentes.
    • Seules les heures d’accompagnement sont facturables. Le travail personnel du bénéficiaire ne se facture plus.

    Depuis le 2 avril 2026, le reste à charge du bénéficiaire est aussi passé à 150 €. Du coup, le prix du bilan se tasse, et la marge du centre aussi. Concrètement, quand le centre gagne moins sur chaque bilan, il a moins à te reverser en sous-traitance. À l’inverse, si tu crées ton centre, tu encaisses tout le plafond, mais c’est à toi de tenir les contrôles.

    Sous-traitance ou centre : le comparatif

    CritèreSous-traitanceTon propre centre
    NDAOui, pour un bilan financé par le CPFOui
    BPF annuelOui, dès que tu as un NDAOui
    QualiopiNon si micro sous 77 700 € HT, oui au-delàOui
    Référencement EDOFNon, c’est le centreOui
    Trouver les bénéficiairesLe centreToi
    Ce que tu encaissesTa part, fixée par contratTout le prix du bilan
    AdministratifLégerComplet

    Comment trancher : quatre questions à te poser

    Aucune option n’est meilleure dans l’absolu. En revanche, tes réponses à ces quatre questions désignent en général la bonne.

    1. Tu trouves tes bénéficiaires toi-même ? Si tu n’as ni réseau ni visibilité, le centre t’apporte ce que tu n’as pas encore.
    2. Tu dépasses le seuil de la micro-entreprise ? Si oui, Qualiopi te sera demandé de toute façon. Autant qu’il te serve pour ton propre centre.
    3. Tu as du temps pour l’administratif ? Un centre, c’est plusieurs heures par semaine hors bilans. Si tu n’en as pas, soit tu restes en sous-traitance, soit tu délègues.
    4. Tu veux faire uniquement des bilans ? Un NDA et Qualiopi t’ouvrent aussi la formation. Si tu as d’autres projets, le centre prend plus de sens.

    Beaucoup font les deux dans le temps : d’abord en sous-traitance pour se faire la main, puis leur propre centre une fois le carnet rempli. C’est une trajectoire qui tient debout, à condition de ne pas attendre d’être au pied du mur pour préparer ton NDA et ta certification. Sinon, tu risques de te prendre une prune au premier contrôle.

    Questions fréquentes

    Faut-il un NDA pour faire des bilans en sous-traitance ?

    Oui, dès que le bilan est financé par le CPF. Mon Compte Formation exige que le sous-traitant ait son propre numéro de déclaration d’activité. Par conséquent, tu devras aussi déposer un BPF chaque année, même si tu ne travailles que pour un seul centre.

    Un consultant en micro-entreprise doit-il être certifié Qualiopi ?

    Pas en sous-traitance, tant que ton chiffre d’affaires annuel reste sous 77 700 € HT. Au-delà, la certification devient obligatoire. En revanche, si tu crées ton propre centre et que tu veux être financé par le CPF, Qualiopi est obligatoire, quel que soit ton statut.

    Combien de temps dure un bilan de compétences ?

    Le Code du travail fixe un maximum de 24 heures par bilan, réparties en trois phases : préliminaire, investigation et conclusions. Depuis 2026, seules les heures d’accompagnement réalisées par le consultant peuvent être financées par le CPF.

    Le bilan de compétences est-il toujours finançable par le CPF en 2026 ?

    Oui, mais avec un plafond de 1 600 € par bilan et un seul bilan financé tous les cinq ans. Le bénéficiaire paie aussi un reste à charge de 150 € depuis le 2 avril 2026, sauf exceptions (demandeurs d’emploi, notamment).

    Et maintenant ?

    Si tu restes en sous-traitance, commence par ton NDA et ton premier BPF : c’est ce que le centre te demandera. Si tu crées ton centre, prévois Qualiopi avant ta première vente en CPF. Dans les deux cas, je peux m’en charger avec toi : la Pêche Lancement pour le NDA et le BPF, la Pêche Qualité pour la certification. Tu peux aussi réserver un appel découverte gratuit de 30 minutes pour faire le point sur ta situation.

    Tu gardes la pêche pour tes bilans, je garde les papiers. Un pépin de moins 🍋

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